L’effrayante corrélation entre temps de parole et résultats des élections (3) : les mécanismes

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4 réponses

  1. Norbou66 dit :

    Merci pour ces articles.

    Par rapport au facteur de l’audimat, on pourrait ajouter, par rapport au cas de l’UPR, que le nombre de vues, sur les radios et émissions web où son président passe, dépasse de loin ceux des autres interlocuteurs, quand bien même ceux-ci seraient le premier ministre ou autre.
    Il me semble qu’il y avait l’entrevue avec Terre d’info en 2012 (sur le site, la vidéo avait fait le meilleur score de tous les temps. Elle a été supprimé du site par la suite: http://www.upr.fr/actualite-facebook/terre-dinfos-la-chaine-tv-des-chambres-dagriculture-nous-informe-quelle-a-decide-de-supprimer-la-video-de-francois-asselineau).
    Il y avait aussi une audition menée par le Conseil Économique, Social et Environnemental sur « L’Union européenne à la croisée des chemins ». Quand la majorité des vidéos recueil difficilement une centaine de vue, celle de l’UPR monte à un peu plus de 13000.
    Ce sont les exemples les plus frappants qui me viennent à l’esprit.
    Donc si l’audimat devait avoir une influence, tout journaliste soucieux de faire du chiffre devrait flairer le bon filon. Or il n’en est rien.
    On verra le taux d’audimat lors du passage à l’émission « On n’est pas couché ».

    • admin admin dit :

      Bonjour Norbou66,

      Merci, ce sont de très bonnes remarques.

      Mon quatrième billet d’analyse rejoint un peu ce que vous dites (mais vous apportez des exemples complémentaires) :
      http://notre-epoque.fr/2014/09/internet-et-temps-de-parole-mediatique-medias-et-elections-4/

      Il faut cependant souligner que puisque beaucoup de sympathisants de l’UPR sont des internautes qui se comptent par dizaines de milliers, il suffit que la moitié d’entre eux regarde une vidéo d’un média ne générant en moyenne que quelques milliers de vues pour battre les records, puisqu’Internet est le seul moyen qu’on les sympathisants d’obtenir des nouvelles du parti.

      Je doute que l’émission « On n’est pas couché » enregistre un audimat supérieur à la moyenne samedi : les quelque 80 000 sympathisants de l’UPR sont négligeables comparés aux 1,5 ou 2,5 millions de téléspectateurs usuels de cette émission.

  2. MasterBOX dit :

    Ne faudrait-il pas également étudier les sondages ?
    En effet n’est-il pas envisageable que les résultats des sondages influencent les médias dans leur attribution du temps de parole ? (et le lien entre sondage et suffrage est clair).

    • Notre Époque Notre Époque dit :

      Merci MasterBOX pour cette remarque.
      Oui, tout-à-fait. Il y a aussi l’hypothèse que le temps de parole comptabilisé par le CSA en période électorale n’a en définitive que peu d’influence directe sur les électeurs, mais qu’il constitue une prédiction se basant en particulier sur les résultats de sondages. Je suis d’ailleurs en ce moment en contact avec le CSA pour plus de détails technique sur l’équité (mais j’avoue avoir du mal à obtenir des réponses précises pour le moment). Je mettrai à jour ce billet prochainement (ou le compléterai) pour développer cette idée.
      Mais je ne pense pas que, hors période électorale, les médias utilisent les sondages. Ceux-ci n’expliquent pas, par exemple, les différences de traitement médiatique à la création de Nouvelle donne et Nous citoyens d’une part, qui ont été fortement médiatisés, et de l’UPR d’autre part, qui ne l’a pas été. Il n’y avait pas de sondage les concernant puisque ces deux premiers partis furent médiatisés dès leur création, voire avant !

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