L’Union populaire républicaine — Mission : rétablir la souveraineté de la France

Cet article est une version traduite et mise à jour en novembre 2015 d’un papier à l’origine publié en anglais dans la revue New European, en juin de la même année.

L’article original s’adresse à un public étranger, c’est pourquoi certains passages sur la situation du pays et les formations politiques pourront paraitre évidents au lecteur français. Une version plus détaillée est disponible ici.

New European


L’Union populaire républicaine — Mission : rétablir la souveraineté de la France

Juin 2015, mis à jour en novembre 2015

La France n’est plus un pays souverain, et une cause majeure des difficultés qu’elle rencontre actuellement est l’ensemble des politiques et réformes qui lui sont imposées. Telle est la position de l’Union populaire républicaine (UPR), un parti politique en pleine croissance qui propose que la France se retire unilatéralement de l’UE, de l’euro et de l’OTAN afin de pouvoir rétablir la situation.

Les gouvernements successifs n’ont su résoudre les problèmes économiques, sociaux et politiques dans lesquels la France s’enfonce progressivement depuis maintenant plusieurs décennies. La situation ne cesse de se dégrader alors que la configuration des principales formations politiques favorise le maintient du statu quo. L’Union populaire républicaine (UPR), jeune parti fondé en 2007, a des propositions radicales pour améliorer la situation : rétablir la souveraineté du pays en quittant l’UE, la zone euro et l’OTAN. D’après l’UPR, c’est seulement sous ces conditions que la mise en place de politiques adaptées aux structures sociales et économiques du pays pourront être mises en œuvre, par opposition à des politiques imposées par de lointains technocrates basés à Bruxelles, et servant les intérêts des lobbys économiques et financiers ainsi que la géostratégie états-unienne. Cependant, malgré la taille croissante du parti et ses propositions uniques sur la scène politique française, les grands médias nationaux continuent à omettre de mentionner l’existence de l’UPR.

Le pays englué dans une crise latente

La France est actuellement confrontée à une conjonction de crises : le taux de chômage n’a fait qu’augmenter depuis 2008 (1,2) ; la pauvreté, ainsi que les inégalités, depuis le milieu des années 2000 (3,4,5) ; la désindustrialisation est continue depuis au moins vingt ans (6,7) ; et le secteur agricole agonise, tant au sens figuré que propre, puisqu’on y relève plus de deux suicides par semaine (9).

Cette situation génère un sentiment général de malaise social et de méfiance envers la classe politique, qui est en train de perdre le peu de crédibilité qui lui reste (10,11). Les gouvernements successifs de gauche comme de droite ont jusqu’ici échoué à rétablir la situation, et leur réponse n’est autre que plus de « réformes » pour moderniser le pays et l’adapter aux dures réalités de la mondialisation.1 Paralèllement, après l’attaque de Charlie Hebdo, l’armée n’a jamais été aussi présente dans les rues (12) et une loi de surveillance2 vivement critiquée a été votée récemment (13).

À en croire les mass-médias, le choix, en terme de formation politique apte à gouverner, demeure plus que limité. Les Républicains (LR) sont en proie à d’incessants combats de coqs (14) et leur président, Nicolas Sarkozy, croule sous les scandales (15). La seule alternative présentée par les grands médias est le Front national (FN) perpétuellement annoncé comme étant aux portes du pouvoir. Cependant, les suffrages du « premier parti de France » (comme il s’est lui-même baptisé) n’ont jamais dépassé 14% des inscrits, malgré ses 42 ans d’existence (16). Le succès électoral du FN n’est donc que très relatif, et s’explique simplement par un taux d’abstention toujours plus élevé. (C’est l’abstention qui constitue en fait le véritable « premier parti de France » !) La cause probable de ce succès limité est le caractère raciste et xénophobe du FN, qui le rend indigne de confiance, à juste titre, pour une majorité des électeurs. Par conséquent, nait inconsciemment et par association dans l’esprit de l’électeur, l’idée qu’être fortement eurocritique, comme le FN, revient à être raciste et xénophobe. En mettant tellement en avant le FN, les grands médias empêchent aux Français d’accéder à des projets alternatifs dont le pays a pourtant grand besoin, en particulier des projets dont la mise en œuvre ne peut se faire qu’en dehors du cadre européen. Le parti d’extrême droite, présenté ainsi dans les grands médias comme la seule alternative aux partis de gouvernement que sont LR et le PS, constitue ainsi la clé de voute du statu quo politique du pays et aide ainsi les deux partis de gouvernement à garder les clés de l’Élysée et de l’Assemblée.3

Front National Premier parti de France

Affiche officielle du FN. Selon l’UPR, le FN est la clé de voute maintenant le statu quo politique en France.

L’ascension discrète de l’UPR

C’est dans ce contexte apparemment sans issue que la popularité de l’UPR progresse de manière soutenue. Fondé en mars 2007 par François Asselineau, haut fonctionnaire de Bercy, le parti ne comptait que 47 membres à la fin de la première année. En cette mi-novembre 2015, l’UPR affirme en compter environ 9200, avec une croissance d’environ huit nouveaux adhérents par jour.4

La situation de l’UPR est à mettre en perspective par rapport aux cinq ou six autres principaux partis minoritaires qui jouissent d’une certaine présence dans les médias de masse. Ainsi, le Parti de gauche a chuté à 9000 adhérents, une perte de 25% par rapport à 2012 (19). EÉLV a récemment admis compter moins de 5000 adhérents, une perte de 70% par rapport à 2012 (20). L’UPR a dorénavant clairement une taille comparable à ces partis. Malgré cela, ils sont quasiment absents des grands médias. Pour les femmes et hommes politiques, journalistes et autres commentateurs ou experts médiatisés, l’UPR n’existe tout simplement pas. Même le Wikipédia français a catégoriquement refusé la création d’une page dédiée à l’UPR, en raison à son absence dans les grands médias. Il est difficile de ne pas en déduire que cette différence de traitement médiatique n’est pas un cas de pure censure.

Privée d’accès aux médias de masse, l’UPR est donc un véritable mouvement populaire, qui doit sa croissance à l’Internet, aux radios et chaînes locales, au bouche-à-oreille et aux actions militantes. Le site Internet (upr.fr) rassemble les informations du parti, y compris l’enregistrement des longues conférences très détaillées présentées à travers le pays. François Asselineau et d’autres y expliquent les analyses et la vision du monde du parti. Les conférences de l’UPR visent à démontrer l’énorme poids que constitue le contexte international dans la situation actuelle du pays, et tout particulièrement l’importance des institutions et politiques européennes et américaines sur la vie politique, économique, sociale et culturelle quotidienne des Français. Malgré leur longueur (souvent trois à quatre heures) et leur technicité (décrivant par exemple le montage technique que constitue l’euro, disséquant la Constitution de la Ve République, ou encore expliquant les conséquences de divers articles des traités européens), il est non seulement remarquable de constater que ces conférences remportent un franc succès, mais surtout qu’elles constituent un principal moteur de la croissance du parti.

François Asselineau, founder and president of the Union Populaire Républicaine (UPR).

François Asselineau, président-fondateur de l’Union Populaire Républicaine (UPR).

La vision du monde et le programme de l’UPR

La triple-sortie

L’UPR considère que le gouvernement français n’a plus le pouvoir de gouverner le pays, puisque la plupart des décisions stratégiques sont prises à Bruxelles (avec la Commission), Francfort (avec la Banque centrale européenne) et Washington DC (avec l’OTAN). Tandis que presque tous les autres partis politiques proposent une « Autre Europe », l’UPR considère que tout changement substantiel des traités européens est extrêmement improbable, à cause des intérêts divergents des différents états-membres et de l’unanimité requise (Article 48 du Traité sur l’Union européenne, TUE). La conclusion de l’UPR est que la France doit retrouver sa souveraineté en se retirant de l’UE et de la zone euro par application de l’Article 50 du TUE, et se retirer de l’OTAN par application de l’Article 13 du Traité de l’Atlantique Nord. Pour l’UPR, si la France ne le fait pas, il faut s’attendre à ce que la situation continue à se détériorer.

L’UPR est le seul parti créé dans le but de retirer la France de l’UE, de l’euro et de l’OTAN. Seuls deux autres partis mentionnent la triple-sortie : le M’PEP (Mouvement politique d’émancipation populaire) et le PRCF (Pôle de renaissance communiste en France), toutes deux des formations d’extrême-gauche. La position inverse est défendue par EÉLV, qui prône ouvertement une Europe fédérale et la dissolution de la République française (22), une position anticonstitutionnelle (Article 4 de la Constitution). Presque tous les autres partis, du FN au Parti communiste, eurocritiques ou non, promeuvent un projet plus ou moins alternatif d’« Autre Europe », tout en omettant de mentionner l’unanimité requise des 27 autres états-membres.5 L’existence de l’Article 50 permettant de se retirer de l’Union est, en revanche, systématiquement omise.

Une hiérarchie de priorités

L’UPR se positionne dans la lignée de la tradition républicaine française. Son slogan, « L’union du peuple pour rétablir la démocratie », reflète la volonté de l’UPR de rassembler des Français de sensibilités politiques différentes en se plaçant au-delà du clivage classique droite-gauche. Pour ce faire, elle évite de se prononcer sur un certain nombre de sujets qui marquent fortement les formations politiques à gauche ou à droite. En particulier, les questions sociétales, qui divisent par ailleurs fortement l’opinion telles que l’immigration ou le mariage pour tous, sont mises de côté. Le point de vue de l’UPR est que les Français doivent, avant toute chose, temporairement concentrer leur énergie à reconquérir la souveraineté du pays pour récupérer les manettes du pouvoir politique. Il semble que cette stratégie d’union fonctionne : l’auteur a personnellement rencontré des gens de sensibilités politiques extrêmement diverses à l’UPR. Il est à noter que le Ministère de l’intérieur a lui-même classé l’UPR dans la catégorie « Divers », c’est-à-dire ni à gauche, ni à droite.

Les principes de la triple-sortie et de la hiérarchie de priorités constituent ainsi la doctrine principale de l’UPR, et sont inscrits dans la Charte du parti, rédigée en 2007, que tous doivent approuver avant d’adhérer.

Logo upr

Logo et slogan de l’UPR. Le logo représente la branche d’olivier dessinée par Oscar Roty en 1897.

L’UE et l’OTAN : des institutions anti-démocratiques sous influence états-unienne

Pour l’UPR, l’UE est une institution anti-démocratique. Comme vu précédemment, le cadre idéologique et institutionnel, ainsi que la ligne politique de l’UE sont inscrits dans des traités qu’il n’est pas possible de modifier de manière substantielle sans l’accord unanime des 28 états-membres. Au niveau communautaire, les principaux décideurs sont les commissaires européens, non-élus, qui ne sont pas responsables devant les peuples européens, et qui sont notoirement conseillés et influencés par le secteur privé. La situation humanitaire en Grèce (23), produit des mesures d’austérité imposées par la Troïka6, démontre que l’UE n’œuvre pas dans l’intérêt des populations européennes. Au lieu de développer la solidarité, les politiques mises en œuvre génèrent au contraire des ressentiments entre les pays européens. Dans le même temps, l’UE mène une politique étrangère pour le moins dangereuse, étant en grande partie responsable de la déstabilisation de l’Ukraine et de la détérioration des relations avec la Russie.7

L’UPR considère l’UE, ainsi que son équivalent militaire que constitue l’OTAN, comme le fruit d’une stratégie géopolitique états-unienne ayant pour but d’assujettir les pays européens et mieux contrôler le continent. En effet, les États-Unis ont promu et financé la construction européenne dès ses débuts, et ont poussé à la création d’une monnaie commune (25,26,27). Ce point de vue n’est pas l’exclusivité de l’UPR. Il était notamment partagé par Charles de Gaulle, dont l’UPR se réfère souvent aux analyses. Pour de Gaulle, « l’Europe occidentale [était] devenue, sans même s’en apercevoir, un protectorat des Américains ». La France devait ainsi mettre en œuvre la « seconde décolonisation » en « se débarrassant de [la] domination » des Américains qui « nous ont assujettis » (28, cité dans 29). Il considérait par ailleurs qu’il ne serait pas possible de mettre en œuvre une quelconque politique avec six états-membres au sein d’une Europe « intégrée », et craignait que ceux-ci décideraient de suivre « quelqu’un du dehors qui, lui, en aurait une, de politique ». Il mentionna spécifiquement un « fédérateur » qui ne « serait pas européen » (30). Mais les gaullistes n’étaient pas les seuls à partager ce point de vue : le Parti communiste français avait des analyses similaires jusqu’au début des années quatre-vingt (31).

L’UPR note par ailleurs que l’UE et l’OTAN sont intrinsèquement liées, et empêchent la France de mener une politique étrangère et de défense réellement indépendantes. Très tôt après la 2de guerre mondiale, il y avait l’idée d’« atlantiser » toute initiative de défense commune en Europe occidentale. En effet, le projet mort-né de Défense européenne commune (DEC), et ensuite l’Union de l’Europe occidentale (UEO), dont l’envergure demeurera limitée, avaient tous deux vocation à maintenir des liens très forts avec l’OTAN (32). Si cela était compréhensible dans le contexte de la Guerre froide, cette tendance à l’atlantisme demeurera, voire s’accentuera, après la chute du Bloc soviétique. En effet, le Traité de Maastricht (1993) définissant le cadre pour la mise en place au sein de l’UE d’une Politique étrangère et de sécurité commune (PESC), subordonna celle-ci à l’OTAN (Article J.4), et précisait que l’un des objectifs principaux de l’UEO est de « renforcer le pilier européen de l’Alliance atlantique ».8 Aujourd’hui, après la dissolution de l’UEO et son remplacement intégral par la PESC, la subordination de l’UE à l’OTAN s’opère grâce à l’Article 42 du TUE. De la même manière, l’Eurocorps, parfois considéré comme un embryon d’armée européenne, fut rattaché à l’OTAN par l’accord SACEUR de janvier 1993, signé peu après la création du corps. Cet accord garantit à l’OTAN un accès privilégié aux capacités de l’Eurocorps, qui peut passer sous commandement opérationnel de l’OTAN dès qu’il est jugé nécessaire (33). C’est ainsi sans surprise que le slogan de l’Eurocorps est : « Une force pour l’Union européenne et l’OTAN ».

Pour l’UPR, en parallèle à la mise en place progressive d’un État à l’échelle du continent, l’UE encourage le démembrement des états-nations, notamment à travers sa politique active des euro-régions. Le résultat ultime de ce processus serait une Europe fédérale constituée de territoires ethniques.9 Ce programme est déjà bien avancé au Royaume-Uni (avec l’Écosse) et en Espagne (avec la Catalogne). Notons que les États-Unis s’opposent fermement à un « Brexit » (34,34b) ou un « Grexit » (35) — c’est-à-dire une sortie du Royaume-Uni et de la Grèce de l’UE et de l’euro respectivement —, mais sont loin d’être aussi catégoriques en ce qui concerne l’éventualité d’une Écosse ou d’une Catalogne indépendantes (36,37,38). Pour l’UPR, en plus de « fédérer » l’Europe pour mieux la contrôler, les États-Unis appliquent sur le continent la stratégie du « diviser pour mieux régner » (divide and conquer) pour empêcher l’émergence éventuelle de toute puissance régionale qui pourrait s’opposer à leur volonté.

Euroregions map EFA

En parfaite cohérence avec la politique des euro-régions, « Les Verts — Alliance libre européenne » promeuvent activement les forces régionalistes et indépendantistes. L’idée est de redessiner les frontières du continent. Celui-ci ne serait plus composé d’états-nations mais de régions ethniques.

Faire renaître une politique étrangère indépendante et raviver le consensus du CNR

L’UPR insiste bien sur le fait que la France restera liée aux autres pays du monde de par les nombreux traités que le pays a signé et ratifié au cours des décennies et siècles passés. La France demeurera de plus membre de nombreuses institutions internationales dont le Conseil de l’Europe, l’ONU, l’OCDE ou l’AIE. Seuls les traités de l’UE, limitant la souveraineté de la France, seront dénoncés.

L’UPR considère que la politique étrangère française est devenue indigne. La diplomatie française est devenue belliqueuse et agressive (par exemple envers la Syrie, la Libye, la Russie), à l’encontre de ses intérêts propres, et au profit des États-Unis. Cette évolution n’est, pour l’UPR, pas étrangère à l’appartenance de la France à l’UE et à l’OTAN. La France devrait s’évertuer à construire des liens constructifs avec tous les pays du monde, y compris, naturellement, avec les pays de l’UE. Une attention particulière devra être portée à restaurer les liens avec les pays francophones, qui partagent beaucoup en commun avec la France, et qui furent progressivement délaissés au profit de la construction européenne et du rapprochement d’avec les États-Unis.

La France doit défendre ses intérêts propres sur la scène internationale, tout en maintenant ses valeurs universelles et son rôle traditionnel de contrepoids face au pouvoir hégémonique du moment. La prééminence de l’ONU et le respect du droit international devront être rétablis pour résoudre les problèmes mondiaux. L’UPR refuse d’accepter le bien-fondé du prétendu « droit d’ingérence » brandi par l’Occident pour intervenir militairement dans les pays leur déplaisant, ou pour s’en s’accaparer les ressources naturelles.

En ce qui concerne la politique intérieure, les propositions de l’UPR sont directement inspirées du programme du Conseil national de la résistance (CNR) de 1944 (39), qui sera à l’origine de nombreuses avancées sociales d’après-guerre, dont la Sécurité sociale et bon nombre de services publics qui sont en cours de démantèlement aujourd’hui. Le CNR appuie aussi l’idée de la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général ainsi que la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

Il est important de comprendre que le dénominateur commun des organisations ayant rejoint le CNR dans les années 40 était la Résistance à l’Occupation et la défense de la souveraineté du pays, alors assujetti à l’Allemagne. Autrement, leurs sensibilités politiques étaient très différentes, et souvent incompatibles : le CNR rassemblait à la fois des organisations communistes, socialistes, centristes et conservatrices. Le but du programme de l’UPR est de faire écho à ce consensus, dans l’idée que son esprit et ses propositions parleront à la plus grande partie de la population française, relativement indépendamment des sensibilités politique, dès lors que la nécessité de la triple-sortie est admise.

Programme UPR CNR

Copie d’écran du programme présidentiel de l’UPR de 2007, présentant une photographie du Conseil national de la résistance (CNR) de 1944, dont le programme est inspiré.

Sont à souligner les propositions de l’UPR visant à renforcer la démocratie, telles que le référendum d’initiative populaire ou la reconnaissance de plein droit du vote blanc. Une réforme constitutionnelle est aussi proposée, ayant pour but d’éviter une répétition de la dégénérescence qu’a connue la Ve République au cours des 40 dernières années (trahison des élites, transferts de souveraineté, modifications de la Constitution sans référendum…). La renationalisation de certaines entreprises stratégiques, dont la première chaîne de télévision qu’est TF1, est aussi au programme.

La doctrine économique de l’UPR peut être qualifiée de keynésienne. Si l’UPR n’est pas anticapitaliste, elle est fortement anti-néolibérale. Elle considère que les marchés doivent être régulés, les richesses redistribuées, et que l’État a un rôle prépondérant à jouer dans l’économie, en particulier à travers les services publics. L’UPR a aussi lancé une pétition demandant au gouvernement français d’organiser un référendum pour que les Français prononcent leur avis sur les grands traités de libre-échange (TAFTA, CETA, TISA) actuellement négociés en secret par la Commission européenne (40). Pour l’UPR, la mise en œuvre de ces traités portera le coup de grâce à ce qui reste des démocraties européennes.

Enfin, si l’UPR n’est pas à la pointe de l’écologie politique, un certain nombre de propositions satisferont les partisans de ce mouvement. L’UPR propose un grand débat national sur la politique énergétique française — qui inclurait nécessairement le problème des énergies fossiles et de l’énergie nucléaire —, avec, à la clé, un référendum. Elle défend aussi l’idée de l’autosuffisance alimentaire du pays, et est au fait des enjeux de sécurité alimentaire mondiale. L’UPR propose d’interdire les OGM, y compris pour la nourriture animale, et veut encourager la production locale, le développement des terroirs, ainsi que les méthodes agricoles respectant la santé et l’environnement.10

Les défis politiques à relever

La crise financière, la crise de la zone euro qui s’en est suivie, et les difficultés grandissantes du pays contribuent à rendre le discours de l’UPR plus audible. La ratification « de force » par le parlement du Traité de Lisbonne11, version copiée-collée du Traité constitutionnel (41) rejeté trois ans auparavant par référendum (55% de « non » avec un taux de participation à 70%), n’a pas été digérée si facilement par une partie de la population, qui s’est ainsi rendu compte que la construction européenne ne relève pas de choix démocratiques. Si, dans ce contexte, une partie non-négligeable de la population française serait aujourd’hui réceptive au discours de l’UPR, le silence des médias fait que le parti demeure totalement inconnu par la grande majorité de la population.

L’UPR a pris part pour la première fois à des élections à l’échelle nationale à l’occasion des élections européennes de 2014. Elle fut l’un des onze partis en capacité de présenter une liste dans chacune des huit circonscriptions12 (42) et récolta en totalité 0,4% des suffrages. Elle fut aussi présente dans une douzaine de circonscriptions (14 sur 2200) pour les élections locales de mars 2015, où elle récolta en moyenne 1,6% des suffrages.

La principale échéance à laquelle l’UPR se prépare est l’élection présidentielle de 2017. Par manque de notoriété auprès des élus locaux, l’UPR ne récolta en 2012 que 17 des 500 parrainages nécessaires. Le défi principal de l’UPR est donc de se faire connaitre, ce qui n’est pas sans difficultés sans l’aide des grands médias nationaux, qui refusent d’ouvrir leurs portes. Les actions militantes sur le terrain, comme les conférences, les réunions publiques et les tables d’information dans les villes et villages sont donc toujours d’une grande importance pour le développement du mouvement. La campagne des élections régionales de décembre 2015 — les dernières élections avant la présidentielle — sera décisive. L’UPR y présente une liste dans toutes les régions métropolitaines (sauf la Corse), ainsi qu’à la Réunion.

L’UPR est un phénomène politique unique en France. Elle rompt le tabou national de la sortie de la France de l’UE, de l’euro et de l’OTAN. De plus, son développement se fait de manière parfaitement autonome vis-à-vis des grands médias de masse, et démontre le nouveau potentiel politique que constitue l’Internet. Sa notoriété croissance en fait le premier exemple de parti post-mass-médias du pays, et indique que l’UPR jouera vraisemblablement très bientôt un rôle décisif sur la scène politique. Nous verrons si l’UPR, avec les idées et idéaux qu’elle porte, arrivera à infléchir le dangereux cap qu’a pris la France.

Remerciements

L’auteur remercie chaleureusement Alain Morau pour ses commentaires utiles pour une version antérieure du manuscrit en anglais et la relecture de la version finale en français, ainsi que John Rattray, Luise Hemmer Pihl et Jocelyn Timperley pour leur relecture de la version finale en anglais.

À propos de l’auteur

L’auteur détient un PhD en neuroinformatique de l’Université d’Édimbourg et un Mastère en Gestion et ingénierie de l’environnement des Mines de Paris et de l’Université Tsinghua. Il est adhérent de l’UPR depuis environ deux ans. Pour le contacter, veuillez utiliser le formulaire de contact disponible sur cette page.

Références

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  28. Peyrefitte A. « C’était de Gaulle. » Édition de Fallois. Fayard; 1997.
  29. Asselineau F. « 4 janvier 1963 : “La réflexion de nouvel an” de Charles de Gaulle, il y a 50 ans jour pour jour » [Internet]. Union Populaire Républicaine. 2013 [accédé le 1er mai 2015]. http://www.upr.fr/actualite/france/voeux-francois-hollande-vs-charles-de-gaulle-il-y-a-50-ans
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  39. Programme de Libération [Internet]. Union Populaire Républicaine; 2011 [accédé le 29 avril 2015]. http://www.upr.fr/wp-content/uploads/presidentielles/Programme-Liberation-Nationale.pdf
  40. UPR. « Pétition pour l’organisation d’un référendum sur l’accord de libre-échange UE-Canada (CETA), le traité transatlantique (TAFTA) et l’accord sur le commerce des services (TISA) » [Internet]. Change.org. [accédé le 28 avril 2015]. https://www.change.org/p/gouvernement-français-pour-l-organisation-d-un-référendum-sur-l-accord-de-libre-échange-ue-canada-ceta-le-traité-transatlantique-tafta-et-l-accord-sur-le-commerce-des-services-tisa
  41. Giscard d’Estaing V. « La boîte à outils du traité de Lisbonne » [Internet]. LeMonde.fr. 2007 [accédé le 1er mai 2015]. http://www.lemonde.fr/idees/article/2007/10/26/la-boite-a-outils-du-traite-de-lisbonne-par-valery-giscard-d-estaing_971616_3232.html
  42. « Il y aura 193 listes aux élections européennes » [Internet]. L’Obs. 2014 [accédé le 5 mai 2015]. http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/elections-europeennes-2014/20140505.OBS6141/il-y-aura-193-listes-aux-elections-europeennes.html

Notes de bas de page


  1. Le dernier important paquet de réformes néo-libérales parfaitement aligné sur les recommandations de l’UE, est celui de la loi dite Macron. 

  2. Loi du 24 juillet 2015 

  3. Les idées exprimées dans ce paragraphe sont défendues par l’UPR. Voir par exemple (17,18). 

  4. Le nombre d’adhérents déclaré par le parti est mis à jour quotidiennement sur le site Internet www.upr.fr. 

  5. Le FN, tout comme Debout la France et le Front de gauche, bien que tenant un discours eurocritique, ne proposent pas de retirer unilatéralement la France de la zone euro, et encore moins de l’UE. Il est important de remarquer que le public, ainsi que les journalistes et commentateurs, pensent à tort que le FN propose de retirer la France de l’UE et de l’euro. L’UPR releva 14 propositions contradictoires présentées par le FN sur la question de l’UE et de l’euro, et aucune d’entre elle ne demande le retrait unilatéral de la France de ces institutions (21). 

  6. La Troïka désigne la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. 

  7. L’UPR fut l’unique parti à dénoncer le soutien du gouvernement français — par solidarité européenne, ou par Union européenne interposée — aux néonazis d’Europe de l’Est (8). L’UPR s’intéressa en particulier au cas ukrainien lorsque Dmitryi Yarosh, à la tête de l’organisation paramilitaire nazie Pravy Sektor, fut nommé conseillé spécial auprès du Ministère de la défense ukrainien (24). 

  8. Voir la « Déclaration sur le rôle de l’Union de l’Europe occidentale et sur ses relations avec l’Union européenne et l’Alliance atlantique », dans le Traité de Maastricht. 

  9. Pour la France, l’aboutissement de ce processus résulterait en l’éclatement du territoire national en environ cinq euro-régions : la France du Nord, la Bretagne, l’Occitanie, l’Alsace et la Corse. Les parties françaises du Pays basque et du Pays catalan fusionneraient avec leur contreparties espagnoles. La France du Nord gagnerait dans le même temps la Wallonie et la Suisse romande. Il faut souligner que EÉLV promeut activement la politique des euro-régions, et fait régulièrement alliance avec des mouvements régionalistes et autonomistes. 

  10. Le premier objectif de la politique agricole commune, inscrit dans l’Article 38 du Traité sur le fonctionnement de l’UE, est l’accroissement de la productivité. 

  11. Si la ratification du Traité de Lisbonne ne fut pas illégale, elle viola les principes républicains inscrits dans les Articles 2 et 3 de la Constitution de 1958. 

  12. Il y avait un total de 193 listes.